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vendredi, 05 mars 2010 16:20

La sagesse du bush australien

Jan J. Wester

Lorsque l'Australie a été découverte, la nouvelle a rapidement parcouru toute l'Europe en ce qui concerne le nouveau continent et ses habitants. Les peuples noirs des terres australes (connus sous le nom d'aborigènes d'Australie)

ont été décrits comme étant la nation la moins civilisée au monde. En effet, leur mode de vie était totalement différent des normes de la civilisation occidentale. Ils marchaient nus et n'étaient pas assez intelligents pour construire des maisons ou même pour parler. Une façon matérialiste typiquement occidentale de juger les autres, qui est utilisée par beaucoup de blancs australiens jusqu'à ce jour.

En effet, les aborigènes n'avaient pas besoin de développer le pays et de changer la nature. Ils croient que tout, y compris l'être humain, est venu de la terre et que l'être humain est une partie inséparable d'un ensemble naturel beaucoup plus grand. La seule partie de la terre qu'ils cultivent, c'est eux-mêmes. Ils ont (malheureusement, je dois presque écrire « avaient ») une sorte de sagesse qui considérait que l'unique et vrai développement se trouve dans l'esprit. Mais les colons à courte vue ne voyaient pas cela comme ça.

Les aborigènes parcouraient le désert en chantant. Leurs chansons les guidaient dans le désert et dans leur route pour atteindre les régions où ils n'avaient jamais été. Des milliers de ces « chansons » sont connues dans toute l'Australie. Le système de ces « primitifs » est tellement complexe que même la science occidentale n'a pas pu le décoder. Cela concerne également beaucoup de rituels, de dessins et de légendes.

Cependant, les colons occidentaux ne savaient rien faire d'autre que massacrer des milliers d'aborigènes comme s'ils étaient des chiens. Leurs enfants ont été arrachés à leurs mères et placés dans des orphelinats, des missions ou des familles d’accueil censés en faire « de bons petits Australiens » et ont été frappés lorsqu'ils parlaient leurs propres langues. De plus, la mise à disposition de l'alcool est apparue comme une méthode très efficace pour détruire les communautés d'aborigènes (comme cela avait été le cas en Amérique avec les Indiens). Ils sont devenus facilement dépendants de l'alcool et on pouvait ainsi les faire passer pour des fainéants qu'on devait rayer de la carte. Tout cela se passait jusqu'aux années 1920. En moins de deux siècles, nous, les Occidentaux, avons eu le temps de complètement détruire une culture très originale.

On se demande ce que tout cela a à voir avec une politique démographique, alors que les aborigènes sont les seuls peuples à occuper l'Australie depuis 50 000 ans sans détruire le système écologique du continent. Ils n'ont pas eu l'intention de développer une nation de grande population. Bien au contraire ; pendant les temps d'extrême sécheresse où les chances de survie des bébés étaient trop faibles, ils se sont abstenus de sexe ou ont utilisé un type d'écorces d'arbre comme moyen de contraception. Ils ont probablement appris ce mécanisme des kangourous dont les embryons arrêtent automatiquement de se développer lorsqu'une période de sécheresse commence. La croissance des embryons se poursuit à nouveau grâce à un composant de l'herbe verte fraîche.

Cependant, les colons blancs occupent l'Australie depuis deux cents ans, mais le pays est fortement surpeuplé aujourd'hui. L'Australie compte aujourd'hui vingt millions d'habitants, et plus de soixante-dix millions de personnes dans le monde consomment des produits alimentaires australiens. L'impact écologique est équivalent à celui de quatre-vingt-cinq millions de personnes, ce qui est énorme. Des conséquences telles que la forte érosion, la salinité et la dégradation des humus sont aujourd'hui bien visibles dans beaucoup de régions. Et si cela continue, le pays ne tiendra pas le coup plus de 500 ans au lieu des 50 000 pendant lesquels les aborigènes ont occupé le pays. Les aborigènes savaient ce qu'il fallait faire pour vivre de manière durable et ont bien compris que la qualité de vie des gens est beaucoup plus importante que leur quantité. Ils ont même créé leur propre planification démographique afin de ne pas perturber l'équilibre écologique ! Quant à nous, nous n'avons toujours pas atteint leur maturité.

Il est bien dommage que nous ayons détruit la nation qui possédait cette sagesse, car leurs idées auraient pu nous aider à éviter une catastrophe écologique aujourd'hui. Toutefois, la question de savoir si nous sommes les primitifs en ne développant pas cette philosophie persiste toujours.

2009

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