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jeudi, 18 août 2011 09:16

En route vers moins d'européens

Paul Gerbrands

1.         Le fait que les pays les plus peuplés disposent d'un plus grand nombre de voix et donc de plus de sièges au Parlement européen est toujours pratique courante au sein de l'Union européenne. Pour chaque pays,

le pouvoir se définit donc par le nombre de ses habitants. Dans presque tous les pays membres de l'Union européenne, le salaire du maire dépend du nombre d'habitants de sa commune : plus ce nombre est élevé, plus le maire gagne. Les pays à grande surface, mais avec une faible densité de population, ont la malchance de n'avoir guère de poids dans les processus de prise de décision européens. De petits pays avec peu d'habitants ne comptent absolument pas. La Finlande est un pays extrêmement étendu, mais peu peuplé et qui ne dispose presque pas de matières premières. Son intérêt pour l'Europe est uniquement de nature politique et stratégique. De grands pays très peuplés comme l'Italie, l'Allemagne, l'Angleterre et la France ont chacun une voix européenne sonore. Afin de se faire entendre au Conseil européen, un pays devra probablement essayer de multiplier son nombre d'habitants.

Il s'agit de l'Union européenne, une organisation tout à fait démocratique. Par contre la plupart des fédérations d'États internationales ne le sont pas. Ils ne représentent pas l'opinion d'un électorat mondial, mais celle de la majorité des gouvernements des pays membres influents. Beaucoup parmi eux ne sont pas des gouvernements démocratiques, mais des régimes oppresseurs utilisant leurs revenus pour le mode de vie jet-set de leurs élites, des projets de prestige et des armes ultramodernes.
Parfois, des calculs politiques ont pour conséquence qu'une décroissance démographique est perçue comme un problème politique. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a fustigé le contrôle des naissances qu'il appelle « une importation impie de l'Occident » tout en promettant des primes élevées pour chaque enfant nouveau-né. En Russie, la décroissance démographique est considérée comme une véritable catastrophe, mettant en danger la position de force du pays. On estime le recul de la population, de plus de 140 millions en 2010, à seulement 116 millions en 2050, surtout à cause d'un taux de mortalité élevé, notamment chez les hommes.

2.         Pourtant, on pourrait trouver d'autres critères pour donner du pouvoir à un pays. Ce ne serait donc pas le nombre absolu de ses habitants, mais son comportement à l'égard de l'environnement, notamment par rapport aux questions d'énergie et de pollution, mais aussi le fait de ne pas s'enrichir sur le dos des pays tiers. Un tel pays semble raisonnable, tenant compte du fait que la terre ne pourra pas subir éternellement les humeurs d'une population toujours croissante. En achetant « bon marché » grâce à une politique coloniale expansionniste, la faillite de l'Europe a été évitée, tout en garantissant une avance économique vis-à-vis du reste du monde.
En favorisant l'adhésion de nouveaux pays membres à l'Union, on essaye de fait de créer un territoire européen plus grand offrant des possibilités économiques supplémentaires. Ainsi, des matières premières relativement chères se trouvent à présent à portée de main de l'UE. En contrepartie, on offre aux nouveaux membres l'adhésion à l'ordre démocratique et la possibilité d'une meilleure croissance économique. Les sceptiques du concept européen ont déjà proposé de faire rapidement adhérer l'Iran à l'Union européenne, cela permettrait de résoudre tous les problèmes d'énergie pour les cent prochaines années, sans tenir compte d'éventuels nouveaux problèmes d'une autre nature.

3.         Réunis sous le drapeau de la croissance économique nécessaire et d'autres idéaux tout aussi étroits, les pays européens sont toujours tentés de chercher la solution au-delà de leurs frontières. En effet, il y a toujours le danger d'un blocage de l'économie européenne à cause de la surconsommation provoquée par la publicité, mais aussi à cause de l'éclatement des limites écologiques par rapport à la surface terrestre, ainsi que par le manque d'énergie, de nourriture et d'eau potable. Cependant, le citoyen lambda ne s'en rend généralement pas compte. La légèreté avec laquelle l'Europe minimise ces problèmes en se concentrant durablement sur l'expansion et la croissance est irresponsable. Au lieu d'approuver sans réfléchir ce modèle de croissance, il serait mieux de suivre une autre stratégie. Les pays industrialisés sont surpeuplés, ce qui conduit à une surexploitation de la surface agricole dont ils disposent. Il leur faut dépasser leurs limites. Ils sont convaincus de pouvoir continuer éternellement leur mode de vie de consommateurs débridés comme si les réserves naturelles étaient inépuisables. La seule concession que l'Europe soit prête à donner consiste en une petite annulation de la dette vis-à-vis des pays en voie de développement. Ce geste peut paraître généreux et humain, il ne témoigne cependant pas d'une intelligence économique à long terme.

4.         Dans quelques pays « pauvres » dont la Chine, l'Inde et le Pakistan, un essor économique irrémédiable commence à se faire sentir. Leur besoin croissant de nourriture de bonne qualité, d'eau potable et d'approvisionnement énergétique durable fera augmenter leurs prétentions par rapport aux réserves mondiales et les obligera même de garder leurs propres réserves pour eux-mêmes. Dans ce sens, ils essayeront de garantir leur développement économique. Cela soulève cependant un débat à propos de leurs propres surproduction et surconsommation, mais aussi en ce qui concerne leur taux de natalité. Avant de pouvoir parler sérieusement d'une décroissance substantielle de la population pour le tiers monde, la surconsommation y aura entraîné les mêmes effets fatals que dans les pays industrialisés. Tout comme en Europe, le nombre de déchets industriels (y compris des milliards de tonnes de CO2) augmentera de manière exponentielle, avant que le problème soit perçu dans toute son étendue. De plus en plus parmi les habitants du tiers monde essayeront de fuir la situation inhumaine causée par les guerres alimentaires futures, les violations des droits de l'homme et d'autres situations d'extrême urgence dans leurs pays d'origine.

Lorsque ces personnes seront finalement retenues aux frontières de la « forteresse Europe », ils n'auront guère de compréhension pour les Européens. Et cela ne va pas changer, jusqu'à ce que l'Europe comprenne qu'en maintenant ses prétentions économiques débridées, elle-même contribue de manière essentielle au blocage de l'économie mondiale. Le fait de fermer les frontières exige une contrepartie. Nous n'avons pas le droit de maintenir notre niveau de vie sur le dos d'autres pays. Il se trouve que la décroissance économique est inévitable. Dans tous les cas, il vaut mieux éviter d'exporter continuellement nos déchets industriels, tandis que des biens de valeur tels que les matières premières et les produits alimentaires arrivent trop facilement chez nous, alors qu'ils seraient plus nécessaires ailleurs. Bref : il faut économiser les matières premières, ralentir la surconsommation et réduire la population.

Cela voudrait également dire qu'il faudrait supprimer toute allocation concernant les enfants et la famille. D'autre part, personne ne devrait gagner son revenu avec des produits nocifs pour l'homme et l'environnement. On pense ici au travail des enfants, à l'industrie du coton et du soja, à l'importation des aliments provenant des pays exotiques, à l'exportation du bétail et à la mobilité inutile. De même, personne ne devrait acheter les produits des sociétés qui ne respectent pas ce principe. On pourrait commencer par taxer certains biens, un devoir de signaler le deuxième véhicule, le kérosène, la capacité motrice des yachts de luxe, la viande et les produits laitiers, l'électricité grise et le gaz. À l'avenir, certains de ces produits pourraient même être interdits, comme les anciennes ampoules électriques. Les autorisations pourront être tirées au sort ou vendues aux enchères. À Pékin et Singapour, c'est déjà le cas pour les plaques minéralogiques. Tout comme on donne aussi des concessions pour la pêche et l'élevage du bétail.

5.         Généralement, des mesures en conséquence ne sont pas prises facilement, car nous avons l'habitude d'intervenir qu'à partir du moment où nous sommes personnellement concernés et qu'il est donc déjà trop tard. Nous ne nous sommes préoccupés du terrorisme international que lorsque « le monde civilisé » a pris peur et craignait le pire si on ne prenait pas rapidement des mesures efficaces. En ce qui concerne la faim et la pauvreté, nous n'en avons toujours pas vraiment peur. La faim est loin de chez nous. Ce ne sera qu'au moment de l'effondrement total de l'approvisionnement alimentaire que nous allons intervenir. Lorsque l'Européen risque de perdre de son propre fait sa dignité dans une société puante et bondée où plus personne n'est à l'abri du cancer et des maladies respiratoires et qu'à partir de ce moment-là, la surconsommation et la surproduction seront mises à l'agenda politique de l'Europe. Jusque-là, nous continuerons à nous rassurer faussement que tout n'est pas si grave, étant convaincus que la technologie future pourra résoudre tous les problèmes, y compris la pauvreté, la soif et la faim.

Nous acceptons ce malentendu comme l'autruche qui se cache la tête dans le sable. Les Européens parlent de durabilité, mais qui renonce aux châssis de fenêtre en bois dur faciles d'entretien, même si leur production accélère la destruction des forêts tropicales ? Et même si des châssis en matière synthétique n'exigent presque aucun entretien, leur production et leur recyclage consomment des énergies fossiles irremplaçables. La société européenne est marquée par la recherche des possibilités alternatives pour répondre aux besoins de consommation actuels.

6.         Déjà en 2002, l'organisation écologique UNEP avait mis en garde contre une couche de pollution de trois kilomètres d'épaisseur flottant au-dessus de l'Inde, du Pakistan, du Bangladesh et des pays voisins. Cette couche, dont les conséquences pour l'agriculture sont extrêmement préoccupantes, s'est densifiée de plus en plus. Elle est le résultat d'une augmentation dramatique de la consommation des énergies fossiles liée à la circulation et à l'industrie des pays regroupés sous les termes de « pays en développement ». La pollution empire encore par la fumée des milliers de fourneaux privés alimentés par du bois, des bouses de vache séchées et d'autres matières organiques. Cette couche de pollution bloque environ 10 % de la lumière solaire, en s'étendant petit à petit sur le reste du monde. Dans les prochaines décennies, le nombre d'habitants des pays asiatiques augmentera de 4 à 5 milliards. Avec l'augmentation de leur niveau de vie, la consommation des énergies fossiles n'évoluera pas proportionnellement avec la croissance de la population, mais dépassera celle-ci de loin.

7.         Et même juste à côté de nous, ça ne va pas non plus. Actuellement, nous sommes témoins des conditions de vie de plus en plus malsaines qui règnent dans les villes et régions européennes Paris, Lyon, Londres, Liverpool, Anvers, la Wallonie, Rotterdam, la ville hollandaise dite « périphérique », la région de la Ruhr, Rome, Naples, le bassin du Pô et d'autres zones industrielles européennes. Pour l'instant, notre niveau de vie continuera à augmenter, tout comme notre surconsommation et la pollution de notre environnement. Le Protocole de Kyoto montre de manière exemplaire à quel point nous tenons à maintenir notre niveau de vie à tout prix, sans pour autant prendre en compte les vraies causes de la destruction de notre planète, telles que la surconsommation et la surpopulation. Même si Kyoto marque un pas en avant, cette initiative stagne en essayant de maintenir notre niveau de vie coûteux avec des moyens techniques. Rien que la pensée d'éventuelles pénuries nous oblige de continuer à investir, au lieu d'avoir conscience de ce que cela signifie pour notre planète. Avec le temps, cette attitude pourrait même menacer la survie de l'espèce humaine. Une réduction insignifiante de la production et de la consommation telle qu'elle est prônée par le Protocole de Kyoto n'aura aucun impact dans la durée.

8.         Compte tenu de de l'insistance et de l'opiniâtreté que nous mettons pour accentuer nos revendications salariales avec le soutien des syndicats, ici en Europe, il ne faut probablement pas s'attendre au bon vouloir des Européens pour renoncer de leur plein gré à leur niveau de vie. La seule alternative devrait être une réduction substantielle de la population, seule responsable de la surconsommation et des problèmes de pollution. Le plus souvent, le problème de la surpopulation n'est pas pris au sérieux et prête à sourire, comme si le véritable problème était ailleurs. Lorsqu'on parle du contrôle des naissances, il y a toujours des voix pour qualifier une telle pratique d'inhumaine. Tout au plus dit-on que c'est à la nature de s'en occuper. Néanmoins, la décroissance démographique a déjà commencé. Le nombre d'enfants en moyenne par femme est en train de baisser légèrement, surtout en Europe et au Japon. Cela fait que la fécondité moyenne a baissé de 3 enfants en moyenne en 1998 à 2,5 enfants en 2002. Toutefois, et malgré ce nouveau taux de natalité, la population mondiale devrait augmenter de six milliards à plus de 9,2 milliards en 2050. Cette croissance ne se limitera pas uniquement au tiers monde, mais concernera l'Europe également, notamment à cause des phénomènes de migration. Lorsque les nouveaux arrivants rejoindront la coopérative de pollution et de surconsommation actuellement présente, notre existence sera menacée par des guerres de survie qui projetteront l'humanité dans un nouveau Moyen Âge.

9.         Un taux de natalité d'environ 2,1 enfants par femme est généralement considéré comme suffisant pour remplacer la génération des parents. En dessous de 2,1 enfants, la population d'un pays évoluerait à la baisse. Cependant, il s'agit là d'une fausse présupposition. Le chiffre définitif de la population est toujours déterminé par le taux de mortalité et celui de l'augmentation de l'espérance de vie. L'effet ralentisseur des générations précédentes avec un facteur de substitution au-dessus de 2,1 fait que le chiffre de la population ne baisse qu'à partir d'un facteur de substitution en dessous de 2,1 pour toutes les populations, sauf effet de migration. Avec un chiffre moyen global de natalité de 2,0 enfants par femme, le chiffre de la population humaine s'élèverait encore à 8,9 milliards en 2050 selon les Nations Unies. Cela signifie une croissance de presque 3 milliards par rapport à 2002. Le tableau ci-après montre le pronostic aussi surprenant qu'effrayant d'une croissance énorme de la population en 2025, même pour les pays où le nombre d'enfants par femme a extraordinairement baissé.

Pays

Nombre d'enfants par femme

Croissance attendue de la population jusqu'en 2025

 Chine

1,8

307,2 millions

 Corée du Sud

1,6

5,8 millions

 Taïwan

1,4

3,4 millions

 Japon

1,4

5,8 millions

 Allemagne

1,3

5,7 millions

 Russie

1,2

8,4 millions

En considérant les études de Wackernagel à propos du besoin global de l'humanité et des capacités de notre planète Terre, on finit par comprendre que l'offre d'énergie et de nourriture de la surface terrestre écologique ne suffira absolument pas pour répondre aux besoins de toute l'humanité. « L'empreinte écologique » nationale dépasse presque toujours ses possibilités réelles. Pour cette raison, beaucoup de pays présentent un « déficit écologique ». Les pays industrialisés notamment présentent un manque chronique de « territoire écologique ». Tout d'abord, chaque pays devrait rééquilibrer ce déficit en réduisant la consommation de ses habitants. Pour les pays industrialisés, cela risque de s'avérer extrêmement difficile, étant donné que le maintien du niveau de vie est leur vache la plus sacrée. Avec 10 milliards de personnes ambitionnant toutes un niveau de vie élevé, nous aurions besoin de deux planètes Terre en 2050 afin de pouvoir répondre à la demande. Ce n'est évidemment pas une perspective réjouissante !

10.       Pour les pays en voie de développement, le fait de devoir renoncer à un niveau de vie élevé ne sera pas accepté non plus, étant donné que précisément dans ces pays-là, tout le monde tente aujourd'hui d'échapper à la misère. Le fait de réduire le nombre des consommateurs y constituerait également la meilleure alternative.

11.        La quantité de surface nécessaire pour l'être humain pour répondre à ses besoins de manière responsable et durable est déterminée par son besoin de consommation. Ce sont des facteurs tels que nourriture, logement, transports, biens de consommation et prestations de services en ce qui concerne les soins de santé. Afin de pouvoir répondre à tous ces besoins, il est nécessaire de disposer de terres arables. Non seulement il faut pouvoir rééquilibrer la consommation totale des ressources naturelles, mais il faut également trouver une place pour les émissions polluantes et les déchets. La surface totale de terres arables dont une population a besoin est également désignée par le terme d'« empreinte écologique ». Cependant, l'ensemble de la surface terrestre n'est pas arable. Cette surface compte 14,5 milliards d'hectares de terre et 36 milliards d'hectares de mer. Après en avoir déduit les banquises, les déserts et les terres semi-désertiques et stériles, il ne nous reste même pas 11 milliards d'hectares pour l'utilisation humaine. En divisant ce volume par le chiffre de la population mondiale actuelle, chacun des habitants de notre planète dispose d'environ 1,5 hectare. Cependant, les estimations concernant la capacité écologique disponible basculent : ainsi, le rapport Brundtlandt de 1992 proposait d'attribuer 10 % de la surface terrestre arable aux animaux, de manière à ce qu'il reste 9 milliards d'hectares de terres pour les êtres humains. En fonction de l'individu et du type de société, le besoin en terres arables peut être radicalement différent. Il est cependant évident que la demande individuelle d'espace vital augmente proportionnellement au revenu moyen. Et dans le monde entier, ce revenu moyen est en train d'augmenter.

12.       Lorsque la terre continue d’être exploitée de manière irresponsable, on parle d'exploitation abusive. La terre produit de moins en moins et l'homme, au lieu de vivre des intérêts de la nature, consomme à présent le capital de la terre. C'est déjà le cas en Europe, l'Union européenne exploitant actuellement une surface dépassant de loin sa surface réelle.

13.       Le tableau suivant montre le nombre réel d’habitants pour la plupart des pays membres de l'UE, ainsi que le nombre souhaité en tenant compte du niveau de vie actuel. Ainsi, on comprend que le besoin actuel de l'Allemagne s'élève à 5,1 ha de terre arable par personne, mais qu'elle ne dispose seulement que de 1,9 ha. Si on arrive à baisser la pression démographique de 231 personnes à 86 personnes par kilomètre carré, la République fédérale ne serait plus dans la situation de surexploiter la terre. Cela entraînerait une réduction d'environ 82 millions d'habitants à environ 30 millions d'habitants.

14.       Étant donné le niveau de consommation actuel, on voit bien que la population européenne est beaucoup trop nombreuse pour garantir un effet durable. Pour répondre à ce problème, il y a plusieurs solutions :

  1. la réduction du volume de la population ;
  2. la réduction de la consommation, et par conséquent la réduction de la surface terrestre nécessaire ;
  3. ni une réduction du volume de la population, ni une réduction de la consommation, mais une baisse de la pollution en renforçant l'efficacité et le recyclage.

Il semble logique qu'un nombre élevé d'habitants pose moins de problèmes lorsque le niveau de consommation baisse de manière considérable.

Ce tableau présuppose que les habitants de la terre dans leur ensemble valorisent leurs ressources naturelles. L'empreinte d'un pays est la surface totale dont il a besoin pour garantir ces ressources. Puisqu'elles sont exploitées à l'échelle mondiale, l'empreinte est basée sur leur totalité. Les différents pays se distinguent assez fort en ce qui concerne leur niveau de productivité et de consommation. Le terme « hectare » désigne donc ici une moyenne pondérée de la surface écologique, étant donnée la surface écologique totale au niveau mondial, tout en prenant en compte également les territoires de pêche. Ce tableau est à considérer uniquement à titre indicatif, afin d'encourager le débat à propos de de la surpopulation en rapport avec le niveau de consommation.

Tableau : la relation entre l'empreinte nationale et la densité de population dans les différents pays de l'union européenne, avec les données de 2007.


PAYS

EMPREINTE ACTUELLE

EMPREINTE DURABLE

DENSITE DE POPULATION ACTUELLE

DENSITE DE POPULATION DURABLE

POPULATION ACTUELLE

POPULATION DURABLE

SURFACE (x 1000 km²)

Belgique / Luxembourg

8

1,3

309

50

10,5

1,7

34

Danemark

8,3

4,9

126

74

5,4

3,2

43

Allemagne

5,1

1,9

231

86

82,3

30,7

357

Estonie

7,9

9,0

29

33

1,3

1,5

45

Finlande

6,2

12,5

17

35

5,3

10,7

305

France

5

3,0

113

68

61,7

37,0

544

Grèce

5,4

1,6

84

25

11,1

3,3

132

Hongrie

3

2,2

108

79

10,0

7,3

93

Irlande

6,3

3,5

63

35

4,4

2,4

70

Italie

5

1,1

197

43

59,3

13,0

301

Lettonie

5,6

7,0

36

45

2,3

2,9

64

Lituanie

4,7

4,4

52

49

3,4

3,2

65

Pays-Bas

6,2

1,0

485

78

16,5

2,7

34

Autriche

5,3

3,3

99

62

8,3

5,2

84

Pologne

4,3

2,1

122

60

38,1

18,6

312

Portugal

4,5

1,3

115

33

10,6

3,1

92

Slovénie

5,3

2,6

100

49

2,0

1,0

20

Slovaquie

4,1

2,7

110

73

5,4

3,6

49

Espagne

5,4

1,6

87

26

44,1

13,1

505

République Tchèque

5,7

2,7

130

62

10,3

4,9

79

Royaume Uni

4,9

1,3

250

66

61,1

16,2

244

Suède

5,9

9,7

22

37

9,2

15,1

411

 

 

 

 

 

 

Union Européenne

 

 

119

52

462,6

200,2

3883

Source : Living Planet Report, WWF, Suisse 2010, avec les données de 2007.

Légende :
Pour la deuxième colonne, empreinte actuelle
Nombre d'hectares qu'un habitant moyen exploite de par sa consommation.

Pour la troisième colonne, empreinte durable
Le nombre d'hectares par personne pour lesquels le volume de la population actuelle pourra être maintenu, sans que le capital de la terre, c'est-à-dire les ressources naturelles, soit entièrement consommé.


Pour la cinquième colonne, densité de population durable (nombre d'habitants par km2)
Les chiffres sont calculés sur la base de la troisième colonne.

Pour la septième colonne, population durable (en millions)
Ces chiffes sont calculés sur la base du rapport Living Planet.

Fondements du rapport Living Planet
Le rapport Living Planet est un projet mené sur plusieurs années sous l'égide du WWF (World Wildlife Fund) international. Cette organisation compte cinq millions de personnes qui la soutiennent dans 90 pays. L'objectif principal du WWF consiste à lutter contre la dégradation de l'environnement sur notre planète et de promouvoir une cohabitation durable pour l'être humain et la nature. Parmi les objectifs intermédiaires importants, on compte notamment la conservation de la biodiversité de la planète, le maintien des ressources naturelles ainsi que la réduction de la pollution et du gaspillage des ressources. Les données du rapport ont été rassemblées en collaboration avec plusieurs organisations, notamment la FAO, l'IPCC, l'Agence Nationale de l'Énergie (AIE), la Commission européenne et l'IVEM de Groningen. Matthis Wackernagel a contribué au calcul de l'empreinte, ainsi  qu'à la rédaction des textes à propos des scénarios et des choix politiques.

Comment calculer l'empreinte ?
L'empreinte d'un pays désigne la surface terrestre nécessaire afin de produire tout dont ce pays a besoin en ce qui concerne l'alimentation, les matières premières, l'énergie, etc. En même temps, c'est la partie du monde pour laquelle on demande un niveau de consommation nationale. L'empreinte de chaque pays est la somme de différents composants. Les voici : terres arables, pâturages, forêts, territoires de pêche, énergie, terres cultivées. C'est la somme de ces « empreintes partielles » qui détermine l'empreinte écologique totale. Ces données sont enregistrées depuis 1961 et renouvelées tous les ans.

Pour la 7e colonne, population durable (en millions)
Ces chiffes sont calculés sur la base du rapport Living Planet.

Fondements du rapport Living Planet
Le rapport Living Planet est un projet mené sur plusieurs années sous l'égide du WWF (World Wildlife Fund) international. Cette organisation compte cinq millions de personnes qui la soutiennent dans 90 pays. L'objectif principal du WWF consiste à lutter contre la dégradation de l'environnement sur notre planète et de promouvoir une cohabitation durable pour l'être humain et la nature. Parmi les objectifs intermédiaires importants, on compte notamment la conservation de la biodiversité de la planète, le maintien des ressources naturelles ainsi que la réduction de la pollution et du gaspillage des ressources. Les données du rapport ont été rassemblées en collaboration avec plusieurs organisations, notamment la FAO, l'IPCC, l'Agence Nationale de l'Energie (AIE), la Commission Européenne et l'IVEM de Groningen. Matthis Wackernagel a contribué au calcul de l'empreinte, ainsi  qu'à la rédaction des textes à propos des scénarios et des choix politiques.

Comment calculer l'empreinte ?
L'empreinte d'un pays désigne la surface terrestre nécessaire afin de produire tout dont ce pays a besoin en ce qui concerne l'alimentation, les matières premières, l'énergie etc. En même temps, c'est la partie du monde pour laquelle on demande un niveau de consommation nationale. L'empreinte de chaque pays est la somme de différents composants. Les voici : terre arable, pâturages, forêts, territoires de pêche, énergie, terres cultivées. C'est la somme de ces “empreintes partielles” qui détermine l'empreinte écologique totale. Ces données sont enregistrées depuis 1961 et renouvelées tous les ans.

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