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mercredi, 01 septembre 2010 19:18

Décroître pour l’avenir

1.         Conscience
Des recherches ont prouvé que 60 % de tous les Néerlandais trouvent que notre pays est surpeuplé. Celui qui est d’avis que les Pays-Bas sont pleins de gens, de béton et d’asphalte, exprime ses pensées.

Mais il manque des critères pour définir si un pays est saturé ou non. Sans ces critères, le gouvernement pourra se satisfaire de traiter les symptômes du surpeuplement comme les embouteillages et la maîtrise des files de voitures et des problèmes de stationnement. Le problème même de la surpopulation reste hors de discussion. Entre-temps, nous fonçons vers les 17 millions d’habitants, un chiffre que – selon les prévisions du Bureau Central de Statistiques (CBS) – nous atteindrons en 2014 déjà.

 Au point de vue démographique, celle-ci est une situation sans issue pour les Pays-Bas. Pour pas mal d’amateurs de la nature, 7 millions d’habitants dans ce pays peuvent déjà le faire paraître comme surpeuplé, mais il se peut que pour un promoteur d’immobilier ou un fabricant de couches, il ne soit jamais trop habité. Nous sommes d’avis qu’à la longue, le nombre d’habitants aux Pays-Bas devra être réduit à 10 millions au maximum.
Du côté du gouvernement, il ne semble guère question d’une notion quelconque de la gravité de la situation. C’est pourquoi la conscientisation, la percée du tabou que l’on nomme surpopulation et la fondation d’une large base sociale pour une politique démographique sont d’une grande importance.

 

Nombre d’habitants aux Pays-Bas
En 1500
Vers   1 millions
En 1800
Vers   2 millions
En 1900
Vers   5 millions
En 1950
Vers 10 millions
En 2002
Vers 16 millions
En 2014
Vers 17 millions

2.         Indifférence et tabou
Moins l’homme possède pour lui-même – au propre comme au figuré – plus d’espace il tente d’exiger. Des problèmes sociaux se produisent alors. Dans les années qui ont suivi la Deuxième Guerre mondiale, le gouvernement néerlandais soutenait l’émigration vers, par exemple, l’Australie et le Canada. En 1977, la commission d’État, nommée Commission Muntendam, publia son rapport 1 et proposa d’amples mesures pour combattre la surpopulation. Entre-temps, l’engagement du Rapport Muntendam a laissé place aux sentiments de résignation, de tolérance et d’indifférence chez les habitants, tandis que la population s’est accrue d’environ 13 millions à 16 millions de personnes.
Le thème de la surpopulation est devenu un sujet tabou. Les politiciens se taisent. Mais pour protéger la qualité de la vie et pour survivre, il faudra que les habitants des Pays-Bas envisagent plus profondément leur conduite de reproduction afin de protéger la qualité de vie et survivre écologiquement. Ceci n’est seulement rationnel que si, en même temps, nous avons le droit de fermer nos frontières pour ceux qui envisagent de s’établir ici sans avoir l’intention de repartir plus tard.

3.         Pas de discrimination
De nos jours, les Pays-Bas ont plus de 16 millions d’habitants. Sans doute, ils sont des gens sympas avec une grande variété d’origines, de teintes, de religions, de cultures et de langues. Heureusement, aux Pays-Bas il n’est pas ou guère question de discrimination. Chaque habitant légal de notre pays, soit autochtone ou allochtone, en fait partie. Mais, étant donné l’état d’alerte aux Pays-Bas dont seulement peu de gens sont conscients, une baisse du nombre d’habitants est une question de grande urgence.

Face à cette baisse nécessaire, une diminution du nombre de naissances est de peu d’importance si, dans le même temps, l’immigration continue n’est pas aussi freinée. Mais ceci ne devra s’effectuer que d’une manière éthiquement responsable et démocratique et sans aucune forme de discrimination quelconque. Tous les habitants légaux des Pays-Bas ont le droit de rester ici et personne d’entre eux ne peut être obligé de s’en aller de force.

 

4.         Politique de la population
Si une mauvaise politique a été appliquée, par exemple dans le domaine de la législation sur le chômage ou celui des excès dans l’élevage des porcs, les conséquences pourront se rétablir sur une période de quelques (dizaines d’) années, quand la société aura fait volte-face. La politique actuelle de la stimulation de l’immigration et des naissances est la cause d’une désorganisation continue du problème démographique et de la société. Une politique démographique pourra mettre en branle un processus de restriction des naissances et de l’immigration.

Dans le cadre d’une politique démographique, il nous faut des mesures. L’éducation, l’abolition des facilités pour les (grandes) familles et la fin du traitement fiscal différent des célibataires par rapport aux couples ne sont que quelques-unes des mesures qui sont mentionnées dans la brochure intitulée « Propositions pour une politique néerlandaise » de notre Fondation. Dans cette brochure, nous présentons vingt-quatre mesures concrètes, subdivisées en sept rubriques. Encore quelques exemples : avertir qu’avoir et éduquer des enfants est en premier lieu l’affaire des parents eux-mêmes, et pas de la collectivité ; l’introduction d’une matière « politique démographique » dans le programme scolaire à l’école primaire ainsi que dans le secondaire ; restreindre le travail fait par la main-d’œuvre étrangère en contractualisant ce travail ; créer de l’emploi dans les pays sous-développés.

Pour une politique démographique, nous expliquons ci-après quelques suggestions simples pour des critères possibles, avec des exemples qui, du reste, ne sont pas des solutions miracles.

 

5.         Nourriture
La surface terrestre des Pays-Bas se compose d’environ 3,5 millions d’hectares, dont à peu près 2 millions (ou approximativement 60 % de la surface totale) sont des territoires agricoles (agriculture, élevage, horticulture) ; les 40 % restants sont occupés par des maisons, de l’infrastructure, des zones industrielles, des bois et la nature, ainsi que des terrains récréatifs. Une règle acceptée internationalement part du principe qu’une personne a continuellement besoin d’un demi-hectare de terre fertile pour disposer de quelques repas bien variés par jour. Partant de ce principe, et en supposant que toute la terre fertile serait employée, ceci signifierait que seulement 4 millions d’habitants des Pays-Bas pourraient être nourris. Quelques extensions de terres agraires pourraient être créées par une « poldérisation » plus poussée et par la réduction de la part des terrains de nature et de récréation. Il faut remarquer qu’il s’agira d’une pression plus grande sur la nature et sur l’environnement, alors que l’effet n’en sera que relativement médiocre, étant donné l’abîme qui sépare notre nombre actuel de 16 millions du nombre de 4 millions qui pourraient être nourris par les territoires agraires de nos jours.

Entre-temps, le besoin mondial de terres agraires augmente, tandis que partout la quantité de ces terres diminue. Les causes primaires en sont l’érosion, la croissance démographique, de plus grandes demeures, plus de besoins d’espace, et la construction des routes et des terrains industriels.

6.         Plus d’utilisation du territoire
Pour répondre à la demande de la population néerlandaise, de grandes quantités de nourritures sont importées. Pour ce but, on emploie des territoires fertiles ailleurs dans le monde. De plus, de grandes surfaces sont cultivées pour la production de fibres (comme le coton et le jute) et pour du bois, afin de pouvoir satisfaire à nos demandes en matériaux de construction et en papier.

Les Pays-Bas connaissent (monétairement parlant) une grande exportation agraire, surtout des produits d’horticulture et d’élevage. De ce fait, on pourrait croire qu’il n’y a pas de problèmes en ce qui concerne la superficie agricole. Une étude plus attentive nous apprend que cette situation est beaucoup moins favorable. Tout d’abord, la superficie utilisée pour l’exportation devra être compensée par l’importation d’aliments ou bien par l’exploitation de territoires ailleurs dans le monde.


Deuxièmement, c’est surtout la production agricole pour l’exportation qui a un caractère bien industriel, c’est-à-dire qu’il faut investir beaucoup d’énergie et des produits achetés. Ainsi, l’horticulture s’effectue le plus souvent dans des serres chauffées qui exigent de grandes quantités de gaz naturel (à tarification spéciale réduite).
L’élevage de porcs et de volaille aux Pays-Bas (respectivement ± 16 millions et ± 199 millions d’animaux) dépend en grande partie de la nourriture importée (par exemple, du maïs d’Amérique et de la farine de manioc de Thaïlande). Pour ce faire, il faut aussi de grandes surfaces à l’étranger. Aux Pays-Bas mêmes, il n’y a que peu de territoires exploités pour ces types d’élevage ; pendant toute leur misérable vie, les animaux se trouvent empaquetés dans des complexes énormes de porcheries et poulaillers. Ce n’est pas sans raison qu’on parle d’une « bio-industrie » ! Et nous autres, aux Pays-Bas, y retenons un problème sérieux pour l’environnement : l’excédent de lisier.

Pour répondre à tous nos besoins, nous autres, en tant que population néerlandaise, confisquons dans le monde entier une superficie totale représentant pas moins de cinq fois la superficie de notre pays (ce qui correspond grossièrement à la surface de l’Allemagne). Cette superficie est aussi indiquée comme étant notre « empreinte écologique ». On peut ainsi dire que nous vivons bien littéralement « sur un grand pied ». Ce que nous avons expliqué ci-dessus illustre très bien l’absurdité de l’assertion bien souvent entendue que les Pays-Bas ne sont pas saturés du tout. L’argument est qu’avec nos 465 habitants par km2, nous pouvons maintenir un bon niveau de vie.
Les Pays-Bas peuvent se comparer avec une grande agglomération : une ville comme Amsterdam compte environ 5 000 habitants au km2 dans ses limites urbaines. En même temps, les habitants se réjouissent d’un standard de vie assez confortable. Cependant, il est absolument certain que la vie des habitants dépend entièrement d’un flux continu de denrées alimentaires et d’autres produits « du dehors ». Une illustration évidente en est le destin d’une ville assiégée par temps de guerre : quand les réserves sont épuisées, les possibilités de survie diminuent très vite.

 

Faire venir tous les produits nécessaires des quatre coins du monde signifie des courants énormes de marchandises et de consommation d’énergie aussi.
Ceci est seulement réalisable parce que les prix de l’énergie sont maintenus artificiellement bas. Ils ne reflètent pas le caractère temporaire des combustibles naturels de la terre. Et ceci sans compter l’augmentation continue de la teneur en CO2 dans l’atmosphère et l’effet de serre corollaire. À la fin du siècle dernier, la teneur de CO2 dans l’atmosphère était de 280 ppmv (parts par million de volume) ; à l’heure actuelle, ce chiffre est monté à 360 ppmv.

C’est seulement avec une densité de 5 millions de personnes que les Pays-Bas seront en état de maintenir ce capital naturel terrestre et de vivre des revenus annuels, sans piller mondialement la terre et la nature. Alors, le capital restera intact pour notre descendance jusqu’à la fin des temps. Autrement dit, une communauté continue serait réalisable sur la base d’un équilibre entre, d’une part, la consommation, d’autre part, la production de nourriture et de ressources naturelles.

 

7.         Eau potable
Il paraît étrange, mais dans un pays si riche en eau, il manque d’eau potable de bonne qualité, et ce manque ne va faire qu’augmenter tant que les développements modernes continuent. Au départ, pomper l’eau souterraine est le système le plus adapté. En complément suffisant, il y avait le surplus de l’eau de pluie qui s’infiltrait dans l’eau souterraine. La terre fonctionnait comme un filtre, de sorte que l’eau pompée était d’une bonne qualité et ne nécessitait que peu de traitements ultérieurs. L’augmentation gigantesque de la consommation d’eau a perturbé cet équilibre, de sorte que les niveaux d’eau souterraine ont baissé dans de vastes étendues. Le résultat en est que des terrains naturels se sont taris et que la qualité de la diversité biologique diminue irrémédiablement.

Outre que les quantités d’eau souterraine sont insuffisantes, sa qualité diminue, tandis que nous devrons compter avec situation qui s’aggravera drastiquement à l’avenir. Cette dégradation résulte de toutes sortes de pollution qui est mise sur et dans la terre. Le facteur le plus important est probablement le problème scandaleux de l’excédent de lisier dû à l’élevage intensif (la bio-industrie). Il s’agit ici d’un processus à long terme qui se déroule lentement. Si l’on cesse aujourd’hui même la surfumure, l’aggravation de la qualité de l’eau souterraine continuera par le fait de la pollution de la terre qui est « en route » vers cette eau souterraine. Il est probable qu’il s’agit d’un processus irréversible.

À cause du manque d’eau souterraine, on extrait toujours plus d’eau potable de l’eau de surface : les fleuves et les lacs. Il s’agit à 100% d’eau qui nous provient par le Rhin et la Meuse. Durant leurs cours, ces fleuves ont attrapé les eaux d’égout des contrées surpeuplées et fortement industrialisées de Suisse, d’Allemagne, de France et de Belgique. Dit poliment, la qualité de l’eau laisse à désirer. L’épuration coûte d’énormes sommes d’argent. Une des méthodes d’épuration est l’infiltration dans les dunes : l’eau des rivières est transportée par des tubes vers des lacs spéciaux dans les dunes. De ces lacs, l’eau doit s’infiltrer vers l’eau souterraine, d’où elle est pompée comme « eau de dune » par les centrales hydrauliques de quelques grandes villes.

 

L’eau des fleuves exige toujours plus d’épuration par des installations adaptées. Ceci fait que l’eau sera toujours plus coûteuse. Avec les installations et les réserves d’eau potable qui nous restent, il n’y a que les possibilités suffisantes d’étancher la soif de dix millions de gens. Fournir plus d’eau potable n’est possible qu’à des prix bien plus élevés. À côté de cela, reste la question de savoir si l’homme pourra continuer à maîtriser la nature selon ses idées ou qu’il lui faut apprendre à accepter que malgré tous ses désirs et besoins, il devra s’adapter à la nature.

 

8.         Mégapole
Beaucoup de terrains ont été pris pour la construction d’habitations et de bâtiments industriels. La croissance démographique nécessitait une augmentation rapide du nombre de logements. Entre 1962 et 1992, leur nombre doublait, passant de 3 millions à 6 millions. On chercha la solution dans des immeubles résidentiels, mais il s’avéra vite que ce n’était pas la bonne voie. La construction de bâtiments d’habitation est aussi un symptôme de surpeuplement et fait grossir la densité de la population au lieu où ils sont construits. Dans les années 1970 et 1980, des quartiers mornes et populeux ont fait leur apparition, avec des maisons étroites et de petits jardins. Le petit espace public est devenu le domaine du trafic et des voitures stationnées. Nous avons pitié des pauvres enfants qui devront grandir dans de tels quartiers.

Du point de vue économique, la construction d’immeubles d’habitation est nécessaire à cause du grand nombre de personnes qui habitent dans les villes. D’un point de vue humain, il est inconscient et irresponsable d’entasser tant de gens. Le Bijlmer (le sud-est d’Amsterdam) est un bon exemple de ce qu’il ne faut pas faire. Les Pays-Bas possèdent une agglomération de dix millions d’habitants avec des banlieues-dortoirs et des faubourgs inanimés. Le manque d’espace s’y fait très fort sentir. L’architecte qui prétend que les Pays-Bas peuvent facilement contenir 20 millions d’habitations a probablement son domicile dans les Ardennes. L’homme n’est pas créé pour vivre en masse. La foule est agréable si l’on sait qu’on pourra y échapper bien vite aussi. Si l’on sort par exemple de Sydney, on se trouve immédiatement dans le no man’s land, mais si l’on sort d’Amsterdam ou de Rotterdam, on entre dans une autre ville. Et partout, on en rencontre les conséquences bien connues : non seulement des matchs de football et des concerts pop dégénérés, mais la nuisance sonore, la pollution et l’agression « normales » dans la vie de tous les jours.

9.         Naissances
Depuis 1900, le nombre de Néerlandais a énormément augmenté, de 5 millions à 16 millions d’habitants en 2001. Et ce nombre résulte surtout du comportement reproductif des Néerlandais autochtones au fil des années. C’est surtout durant les quatre dernières générations que la croissance a été forte. Une croissance de non moins de 11 millions de personnes en moins d’un siècle est énorme pour un pays si petit.

Entre 1950 et 1970, les Pays-Bas avaient un chiffre élevé de naissances si on le comparait avec celui des pays qui nous entourent. Chaque année, près de 250.000 enfants sont nés. À la fin des années 19’60, un revirement s’est produit. Entre 1970 et 1975, le nombre de naissances a baissé de 30 % en quelques années. Les prévisions démographiques pouvaient aussi être revues. En 1975, on a calculé qu’au 1er janvier 2000, les Pays-Bas auraient 14,3 millions d’habitants. Après cette date, la croissance démographique s’arrêterait et irait en diminution. La notion de croissance démographique a vite disparu. Il semblait que le problème allait se résoudre de lui-même. Comme de nos jours, au commencement du nouveau millénaire, presque un quart des femmes néerlandaises n’ont pas d’enfants, le nombre d’enfants par femme reste toujours de 1,7. Les prévisions sont qu’à la longue, ceci mènera à une baisse de la population, mais rien ne le prouve.

 

Par conséquent, vu le grand nombre de naissances depuis la période allant jusqu’à 1970, le surplus de naissances est devenu considérable. Aux Pays-Bas, il y avait environ 206.500 naissances en 2000. Après la déduction du nombre de décès (à peu près 104.500), il en résulte un surplus de 66.000. À la longue, le surplus de naissances aurait dû diminuer et faire place finalement à un surplus de décès. La réalité est tout autre. Après 1985, le nombre de naissances a augmenté de nouveau : la famille nombreuse était de rigueur, et du fait de l’augmentation de l’immigration, les prévisions devront être revues en sens ascendant presque toutes les années.

 

10.       Immigration
Le développement du surplus de l’immigration (la différence entre l’émigration et l’immigration) a son effet aussi. La part du surplus de l’immigration dans la croissance démographique augmente rapidement. Dans beaucoup de pays d’Europe occidentale, il n’était plus question de surplus de naissances, du fait d’une croissance retardée dans les premières décennies du siècle dernier. Dans ces pays, la croissance démographique est uniquement due au surplus de l’immigration.

Ces trente dernières années, le nombre d’immigrés, qui se composent des ouvriers temporaires et des réfugiés, a augmenté de quelques milliers, jusqu’à 133.000 personnes par an (source : CBS [Bureau central des statistiques aux Pays-Bas]). Le surplus de l’immigration est annuellement de 54.000 personnes (CBS). Au cours de l’histoire, les immigrés étaient le plus souvent des huguenots, des juifs, des Indiens, des catholiques, des Flamands et des Wallons. Ils venaient de toutes les classes sociales de la population, éduqués ou non. Ces immigrés furent adoptés par la société néerlandaise qui faisait place pour eux. Grâce à leur propre conduite et à leur nombre réduit, l’intégration aisée ne posait pas de problèmes. Depuis, les Pays-Bas sont devenus beaucoup plus peuplés, et les limites de l’admissibilité ont été franchies. Dans ces conditions, une limitation des naissances n’est pas rationnelle. Tout simplement : il manque d’espace. Et néanmoins, il y a encore tous les ans des flux de personnes arrivant. Il est aussi question d’émigration, mais il n’existe plus d’équilibre entre l’immigration et l’émigration. Tout bien considéré, il n’a jamais été question de problèmes raciaux et cela devrait continuer. Mais il ne faut pas mettre trop de pression sur le sentiment de tolérance du fait de l’admission d’un trop grand nombre de personnes.

 

11.       Une nouvelle émigration
Le fait d’avoir 16 millions d’habitants signifie une catastrophe pour notre pays. Dans les premières années suivant la Deuxième Guerre mondiale, les Pays-Bas, avec 10 millions d’habitants, ont connu une politique pour stimuler l’émigration. En 1977, la Commission d’État Muntendam publia son rapport, dans lequel on présentait une politique active d’émigration, mais étant donné le fait que les Pays-Bas ont maintenant 16 millions d’habitants, le mot surpeuplement est devenu un tabou. Globalement, l’émigration devrait entraîner le paiement d’une prestation sociale destinée à faire la soudure avec la différence de bien-être.

À côté de cela, il faut reconnaître qu’un surplus d’immigration amène un nombre croissant de naissances. Une grande partie des immigrants se compose de jeunes adultes qui, après leur arrivée aux Pays-Bas, fondent de grandes familles comme il est de coutume dans leur pays d’origine. Du fait de la légèreté avec laquelle, aux Pays-Bas, nous considérons des matières comme le surplus de naissances et d’immigration, il s’agit d’une donnée incontrôlable.

12.       Circulation
Les besoins croissants de mobilité du nombre toujours plus grand d’habitants causeront des problèmes toujours plus difficiles de circulation pour les navetteurs et pour les loisirs. Si le nombre de gens ne diminue pas, la construction de nouvelles autoroutes devra continuer. Chaque solution aux problèmes de circulation, comme les embouteillages, n’est que la lutte contre les symptômes. De plus, ce n’est qu’un moyen sélectif. Celui qui peut payer pourra conduire plus. On devra songer aussi à une solution comme celle qui a été introduite au Vénézuéla : l’interdiction de conduire le lundi pour les chauffeurs dont la plaque d’immatriculation commence par un certain caractère. Entre-temps, on a libéré à quelques endroits les bandes d’urgence pour la circulation pendant les heures de pointe. Mais ces bandes sont là pour la sécurité du trafic... À nouveau, il s’agit du traitement des symptômes.

13.       Emploi
Le plein emploi est important. Ceci ne peut être un point de discussion. Plus de gens il y a, plus d’emploi il devrait y avoir. Mais avoir plus d’emploi entraîne aussi des inconvénients, comme l’occupation de l’espace, la pression due à la circulation, la pollution de l’environnement, plus de risques de causer des dégâts à l’environnement, plus de consommation d’eau, et la disparition de plus de nature. Si nous voulons maintenir le plein emploi comme point de départ, la population doit être restreinte. Nous œuvrons à faire baisser effectivement le nombre des chômeurs. L’admission des immigrés, des ouvriers frontaliers et des ouvriers de l’étranger ne s’accorde pas avec cette politique. Autrement dit : notre économie est là pour nous assurer une vie agréable et pour laisser aux sociétés pauvres une part de notre richesse, mais elle ne doit pas nuire à notre société.

L’emploi ailleurs n’augmente pas si nous attirons le travail le plus possible. Une vraie coopération sur le terrain du développement des pays pauvres exige une politique inverse. La conclusion est qu’il nous faut aider les autres afin qu’ils ne doivent plus quitter leur pays.

14.       Recréation et stress
Une population sans cesse croissante avec beaucoup de temps libres a besoin d’espaces récréatifs. Ce besoin a augmenté du fait des possibilités modernes de mobilisation. Personne ne veut en priver les gens. Beaucoup d’espace récréatif dans la nature est déjà perdu. La petite portion qui nous reste est exploitée intensivement. Il nous faut faire le choix entre, d’une part, moins de personnes, d’autre part, moins de loisirs et moins de nature. Nous avons toujours besoin de plus d’espace pour la construction d’autoroutes, de demeures, de terrains industriels et de viaducs, ainsi que pour l’agriculture et l’élevage. Mais en même temps, nous voulons conserver des terrains pour la nature. Il ne reste plus beaucoup d’espace aux Pays-Bas. Nous vivons tellement encaqués, et le manque d’espace est si criant que depuis longtemps, des routes, des pistes cyclables et des trains supplémentaires ne sont plus des solutions.

15.       La nature libre
Au cours des siècles derniers aux Pays-Bas, l’homme s’est rendu coupable de la disparition de terrains incultes, de la nature libre et de la réduction d’un grand nombre d’espèces parmi la flore et la faune. Comme facteur le plus important, il faut indiquer la destruction des aires adaptées, le plus souvent parce qu’elles furent confisquées par l’homme pour y faire des terrains productifs.
La diversité de formes de vie, c’est-à-dire beaucoup d’espèces dans de nombreux systèmes écologiques, est très importante pour la régulation des processus naturels comme la pollinisation et la protection contre les maladies.

Grâce à un développement technologique qui  toujours plus accéléré durant les derniers siècles, l’homme s’est trouvé en état d’élargir ses possibilités vitales. Tout cela au détriment d’autres formes de vie (plantes et animaux) avec lesquelles nous devons partager les ressources naturelles de notre terre. Aux Pays-Bas particulièrement, la nature libre est sous forte pression. L’achat de terrains naturels est une bonne chose qui doit être poursuivie. Mais les organisations comme Greenpeace et Natuurmonumenten (organisation qui s’occupe de la préservation de terrains naturels aux Pays-Bas) ainsi que de nombreuses autres organisations ayant pour but la protection de la nature se démènent pour rien si l’homme en tant qu’espèce ne fait pas un grand pas de recul en faveur de la nature, dont il fait d’ailleurs partie et dont il a besoin pour survivre lui-même. Il n’existe pas une Charte pour les droits des animaux. Si les animaux et les plantes avaient pu décider, la population n’aurait pas augmenté depuis 1800 elle serait restée au chiffre de deux millions. Des animaux sauvages comme les renards, les loups, les chevaux, le gibier, les sangliers et les lièvres y vivaient jadis. Si ces animaux existent toujours sur notre planète, cela est dû au fait que, hors des Pays-Bas, il existe des contrées où la pression de l’homme ne pèse pas comme ici, tandis que les habitants de ces contrées sont souvent beaucoup moins riches qu’ici ! Encore une illustration du fait que nous avons une pression démographique aux Pays-Bas qui est irresponsable, et même asociale.

Il est clair que sur la petite surface de ce pays, il y a raisonnablement de la place pour une petite quantité de personnes vivant dans une grande ville, et plus dans de petites villes et des villages intégrés dans le paysage, comme c’est le cas au Danemark. Ce n’est que si le territoire néerlandais se composait de vrais terrains naturels méritant leur place du point de vue écologique, biologique, historique, touristique, récréatif et paysager, il serait question d’une situation idéale dans tous les sens. Une telle situation existait peut-être encore en 1800 quand y vivaient deux millions d’habitants. Et peut-être aussi en 1900, bien que dans une moindre mesure, quand six millions d’habitants y vivaient.

16.       Énergie
La nature offre à l’homme des combustibles fossiles comme l’huile et le gaz. Mais ils ne dureront pas. De plus, leur exploitation cause des problèmes mondiaux d’environnement, comme l’effet de serre. L’énergie solaire est bien une alternative, mais elle exige beaucoup de surface : il faudrait environ 20 % de la surface terrestre totale de l’Europe pour couvrir les besoins énergétiques de ce continent.
Aux Pays-Bas surpeuplés, avec relativement peu d’heures d’ensoleillement, il manque trop de surface. En outre, la production de l’énergie durable au moyen de panneaux solaires, du bois, de l’huile végétale et des plantes pour produire du méthanol nuirait à la production alimentaire. D’ailleurs, la transformation de produits alimentaires en énergie serait une aberration, étant donné le fait que l’agriculture moderne se sert de beaucoup d’énergie fossile. L’installation de turbines éoliennes exige aussi beaucoup d’espace, et de plus, beaucoup d’endroits n’y sont pas adaptés à cause de l’exposition insuffisante au vent et de la pollution visuelle. Il est grand temps, car les combustibles fossiles comme source d’énergie sont presque épuisés et les réserves mondiales de bois sont en cours de diminution rapide.

17.       Densité démographique
La Fondation préconise un peuplement moins dense des Pays-Bas, un peuplement moins dense de l’Europe et un peuplement moins dense du monde. Les Pays-Bas et la Belgique (avec respectivement 16 millions et 10 millions d’habitants, soit en moyenne 491 et 341 habitants au km²) pourraient réduire leur nombre d’habitants comme exemple pour d’autres pays. Dans sa brochure « Occupation complète » la Fondation explique comment la population des Pays-Bas a augmenté durant le cours des siècles. Ci-dessous, la densité de la population néerlandaise est comparée avec celle de quelques autres pays.

Densités populaires par km²
Canada
3
Chine
139
Russie
9
Allemagne
230
États Unis
32
Indes
355
Mexique
57
Japon
341
Irlande
60
Belgique
341
France
99
Pays-Bas
491*
Nigeria
161
Taiwan
638
Danemark
127
Bangladesh
1083
Luxembourg
190
 
 
*Y-sont exclus le Lac IJssel, le Waddenzee et l’estuaire de Zélande.
 

Il est intéressant de comparer la densité démographique des Pays-Bas avec celle des pays voisins, le Danemark, l’Allemagne, la France et le Luxembourg. Celui qui connaît un de ces pays a une idée de tout ce que nous manquons comme prospérité immatérielle à la suite du surpeuplement. Celui qui compare la situation néerlandaise du début du XXe siècle avec la situation actuelle en a la même idée.
Une densité démographique trop grande pourra restreindre la liberté de l’homme en tant qu’individu. Plus de liberté pour l’un (donnée ou prise par lui-même) pourra signifier qu’il y aura moins de liberté pour les autres. Ainsi, la construction d’une route pourra donner plus d’espace pour une personne, tandis qu’elle pourra en même temps restreindre le sens d’une nature libre pour un autre individu. De toute façon, quelles que soient ces sortes de liberté, elles peuvent toujours nuire aux libertés fondamentales d’autres gens.

18.       Vieillissement
Bien souvent, le vieillissement est allégué comme argument pour ne pas débattre du surpeuplement. Dans une société vieillissante, il n’y aurait pas assez de gens disponibles pour faire les travaux nécessaires. Les soins aux personnes âgées, particulièrement, seraient en danger. La Fondation a publié une brochure sur ce sujet, intitulée « Vergrijzing » (« Le vieillissement »). Les arguments, peu solides, y sont montrés d’une façon bien étayée.
Une donnée importante est que dans la catégorie des personnes entre 20 et 64 ans, beaucoup de personnes sont hors du circuit du travail (par exemple,  35 % d’entre eux en 1977, dont 25 % avec une prestation sociale). Dans cette catégorie, il y a une réserve d’emploi telle que chaque mesure qu’on peut imaginer envers le vieillissement pourra se résoudre facilement (voyez nos deux brochures : « Le vieillissement comme spectre inutile » et « Le vieillissement, pas de problème »).

19.       Réfugiés
Les Pays-Bas ont connu beaucoup de naissances et beaucoup d’immigration. Nous l’avons déjà évoqué : pour la diminution nécessaire du nombre d’habitants, la baisse des naissances perd de son importance si, en même temps, il n’est pas mis également un frein à l’immigration continue. Une politique adéquate et équilibrée n’est pas possible sans avoir une idée sur le nombre de naissances ainsi que sur le nombre d’immigrés. Ce n’est seulement qu’avec une vue claire qu’une discussion sur la politique d’asile est rationnelle. Sinon, la discussion sur un règlement ou sur une limitation des admissions des réfugiés est arbitraire.

20.       Illégalité
Selon des estimations sur le nombre de personnes se trouvant illégalement aux Pays-Bas, il s’agirait de plus de 100.000 personnes. Illégal signifie « enfreindre la loi » : être venu sans passeport et y vivre sans permis de séjour valable. Les autorités néerlandaises et la Commission européenne déboursent des millions d’euros pour les passeports et la garde des frontières. Elles ne le feraient pas si ce n’était pas d’une importance vitale pour les Pays-Bas ou l’Union européenne. Le séjour illégal est assurément un délit pénal grave. Tout Néerlandais qui essaie d’échapper à une quelconque loi néerlandaise commet un délit. Pourquoi les lois ne sont-elles pas applicables à tout le monde ? Les lois sont tout aussi valables pour ceux qui se prêtent aux passages en fraude d’êtres humains et ceux qui donnent de « l’asile ecclésiastique » à ceux pour qui la demande d’asile a été refusée dans des procédures, jusqu’en dernière instance. L’illégalité signifie une érosion de notre système juridique et un discrédit de la politique démographique.

21.       Réfugiés ou poursuivis
Plus de 50 millions de personnes vagabondent partout dans le monde. À juste titre, ils sont à la recherche de sécurité et de meilleures conditions de vie. Leur nombre augmente. Il est clair qu’il s’agit surtout de personnes de pays dont les situations économiques sont loin d’être normales. Selon les normes du premier monde, de grandes masses de la population de l’Asie, de l’Afrique et de l’Amérique latine auraient le droit de s’enfuir de leurs pays. Mais qu’est-ce que c’est s’enfuir ? Dans notre opinion, s’enfuir est autre chose que tâcher d’établir un mode de vie par des moyens économiques et rationnels.

Il y a certainement deux milliards de personnes qui souffrent violemment. Il n’est pas difficile de crier qu’en principe ces personnes seront les bienvenues parce qu’elles ne se font pas arrêter. Il est facile aussi que, périodiquement, on légalise après coup les réfugiés illégaux, comme cela s’est passé plus d’une fois en Europe. Mais il s’agit moins d’une illustration d’un geste humanitaire après coup que d’un  geste de faiblesse, d’ignorance et de manque d’idées.

 

La Convention des réfugiés de Genève a été établie en 1951. À cette époque, il était question de très petits groupes de personnes par rapport à la situation actuelle. Il ne s’agissait que de personnes poursuivies individuellement qui ont trouvé asile dans l’Occident libre. Notre « fournisseur en chef » était le bloc de l’Est communiste. Mais jamais il n’a été question de chercher à faire venir en Occident de grands groupes de Pologne ou d’Allemagne de l’Est. C’était plutôt une sorte de signal politique envers ces régimes et qui affirmait notre sens de la dignité. Il ne s’agissait pas alors de réfugiés économiques, mais d’hommes sortis des camps de concentration en Union soviétique ou des stades de football au Chili.
Il s’agissait des auteurs dissidents, d’autres personnes poursuivies à cause de leurs idées politiques et des victimes de guerre, comme au Vietnam. Cette Convention doit continuer d’exister pour ces catégories, quel que soit leur nombre. Mais si de nos jours nous allons nous borner aux victimes individuelles des régimes douteux et si nous allons substituer l’idée de « réfugié » par celle de « poursuivi », cela va se rapporter directement à un petit groupe de personnes qui sont déjà emprisonnées dans des prisons ou des camps. Pourquoi n’allons-nous pas chercher les victimes de poursuites dans le monde ? Il n’est pas toujours vrai que celui qui prétend être réfugié l’est réellement. En témoigne le grand nombre de personnes qui ont reçu une fin de non-recevoir dans leurs procédures d’asile.

Pour finir, certaines considérations devraient être bien alignées. Mentionnons l’argumentation du besoin économique toujours croissant d’ouvriers en provenance de l’étranger, tandis qu’aux Pays-Bas seulement 40 % de la population (c’est-à-dire 64 % du groupe entre 20 et 64 ans) a une profession salariée ; l’argumentation que la présence de plus de gens mettra fin au déclin total de la nature et de l’environnement ; l’argumentation que l’ouverture complète des frontières aura comme conséquence qu’il y aura des situations absurdes et insoutenables pour les Pays-Bas ; l’argumentation que l’aide aux pays en voie de développement reliée à un large programme pour juguler la hausse des naissances dans le tiers monde, contribuera plus aux misères dans le monde que la stimulation des migrations.

Fermer les frontières est justement le contraire. Les Pays-Bas devront accueillir des réfugiés en petit nombre, mais ils devront aller chercher des personnes poursuivies comme c’était le cas dans le cas du Kosovo. Plus de réfugiés économiques, mais uniquement des personnes individuelles qui sont effectivement poursuivies, ainsi que des victimes de guerre. L’accent devra toujours être mis sur le retour, par exemple dans les cinq années. Donnons-leur la possibilité de travailler et d’épargner pour le moment où ils pourront repartir pour leur pays d’origine.

Beaucoup d’autorités des pays occidentaux se perdent en conjectures quant aux motivations finales d’une personne qui part de son pays. Il n’y a qu’une seule méthode pour savoir si quelqu’un est vraiment en danger : avoir une vue précise de la situation locale et faire en sorte que des autorités de la Croix-Rouge, des représentants d’Amnesty International ou des fonctionnaires visitent les prisons. C’est sur place, et pas ici, que l’on pourra opter pour un droit d’asile temporaire. Toute forme de simulation sera exclue, et les personnes s’occupant du passage en fraude des gens devront renoncer à leurs activités.

22.       Accueil régional
L’accueil régional des réfugiés pourrait mettre fin aux vagabondages mondiaux. Le point de départ dans l’accueil des victimes de guerre et des personnes poursuivies devra toujours être le retour au pays d’origine dès que la menace de guerre ou les poursuites politiques ont cessé. Renvoyer des gens vers une contrée en guerre est inconcevable. Si le retour au pays d’origine n’est pas possible, la transmigration vers la région du départ est préférable. En fait, dans les années 1950 ce fut la politique du gouvernement Drees.
Il est certainement compréhensible que quelqu’un qui a pris conscience de la richesse ici veuille en avoir aussi sa part. En tout cas, il est clair que la connaissance des conditions de vie aux Pays-Bas peut être une motivation pour ne plus partir de ceux-ci et, au besoin, entrer dans l’illégalité. En cas d’accueil régional, ce problème jouera un rôle moins important.

23.       Organisations
Il y a des personnes, comme les avocats et les assistants sociaux, qui, d’une manière honnête, ont une tâche journalière avec le problème des réfugiés, mais il y a aussi des gens qui s’enrichissent d’une manière inadmissible par l’aide au passage frauduleux d’êtres humains. La bonne foi et l’idéalisme du premier groupe sont évidents.
Il faut remarquer que l’immigration est entre-temps un secteur économique de services se chiffrant milliards. Des milliers de personnes, entre autres dans les bureaux d’immigration et le grand nombre d’organisations d’assistance sociale, y trouvent un emploi. Et c’est aussi le cas lors du trajet des réfugiés, de l’asile et de l’assistance sociale après que le permis de séjour est attribué… Si l’immigration baisse, ce secteur devra compter sur une baisse d’activité de ces employés. Pour eux comme pour chaque secteur économique, il est de règle qu’il leur faudra se recycler.
En cas d’immigration à la baisse ou sur le point de disparaître, les nombreuses subventions aux organisations d’aide devront être attribuées directement à la nouvelle émigration et pour l’aide aux personnes concernées dans leur propre pays. Aux Pays-Bas vivent aussi des personnes qui sont venues comme réfugiés, mais qui entre-temps se sont bien intégrées. Pour certains,on a atteint là la frontière de ce qui est admissible. Ils plaident, comme le fait la Fondation, pour un stop de l’immigration.

Résumé

Il est absolument incompréhensible que tant de gens et d’institutions dans la société néerlandaise se comportent de façon tellement indifférente envers la problématique de la surpopulation. Les autorités surtout – la politique, les entreprises et les organisations religieuses – ont des intérêts gigantesques dans la continuation de la situation actuelle. Il s’agit de progrès économiques prétendus : des rendements sur les investissements, la peur du chômage, la peur de la perte de la prospérité et de l’impossibilité de payer les pensions. À côté de ça, l’homme a peur de perdre sa liberté individuelle quand il s’agit, par exemple du choix du nombre d’enfants. Entre-temps, il est bien évident que cette liberté individuelle et les intérêts économiques toujours croissants paralyseront le raisonnement humain et qu’ils aggraveront le tabou qui s’appelle le surpeuplement.

Des critiques peuvent être émises sur cette brochure, mais elle répond à l’intention de réfléchir sur le thème : « La surpopulation exige une politique démographique ».
Si vous vous reconnaissez dans le texte ou si vous êtes intéressé, et si vous désirez recevoir plus de renseignements, nous vous les procurerons gracieusement. Écrivez à notre adresse. Vous pouvez nous soutenir par vos donations.

Édition revue 2009

  1. « Bevolking en welzijn in Nederland : rapport van de Staatscommissie bevolkingsvraagstuk, vastgesteld te Leidschendam, december 1976 (voorz. P. Muntendam) » (« Population et bien-être aux Pays-Bas : rapport de la Commission d’État sur le problème de la population »,’s-Gravenhage, Staatsuitgeverij, 1977 – ill. : XVIII, 292 p. ISBN: 90-12-01583-9.

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